À quoi sert cet outil ? Le stress test historique simule comment votre portefeuille actuel aurait performé lors des grandes crises depuis 1929, en appliquant les rendements réels de chaque action sur chaque période. Il ne prédit pas l'avenir, mais révèle les failles de diversification : quelles positions auraient le plus pesé en cas de choc.
Exemple concret
Un portefeuille 50 % tech / 50 % banques aurait perdu environ −55 % lors du Covid (mars 2020) contre −34 % pour le S&P 500. Le stress test vous montre ce delta et identifie quelle ligne a le plus amplifié la chute.
Scénarios de crise Tout sélectionner · Réinitialiser
Krach de 1929 & Grande Dépression
S&P 500 : −86 %
Le krach de Wall Street débute le 24 octobre 1929 (« Jeudi noir ») et s'aggrave les 28-29 octobre. Il inaugure la Grande Dépression : le S&P chute d'environ 86 % jusqu'à son point bas de juin 1932, la pire crise boursière de l'histoire moderne.
S&P 500 : −46 %
« La dépression dans la dépression » : resserrement monétaire et budgétaire prématuré de l'administration Roosevelt alors que la reprise post-1929 restait fragile. Le chômage remonte à 19 % et les marchés actions perdent environ 46 % en 13 mois.
S&P 500 : −28 %
Correction boursière brutale liée aux craintes de récession, à un conflit entre l'administration Kennedy et les sidérurgistes sur les prix, et à la tension de la crise des missiles de Cuba en octobre. Le S&P perd environ 28 % en six mois.
Choc pétrolier & stagflation 1973-1974
S&P 500 : −48 %
Embargo pétrolier de l'OPEP suite à la guerre du Kippour, quadruplement du prix du baril, inflation à deux chiffres et récession simultanée (stagflation). L'un des marchés baissiers les plus longs de l'après-guerre : environ −48 % en 21 mois.
Krach d'octobre 1987 (Black Monday)
S&P 500 : −33 %
Le 19 octobre 1987, le Dow Jones perd 22,6 % en une seule séance — la plus forte baisse quotidienne en pourcentage de l'histoire de Wall Street. Programmes de trading automatisés et surévaluation en cause. Récupération surprenamment rapide en moins de deux ans.
Récession & guerre du Golfe 1990
S&P 500 : −20 %
Invasion du Koweït par l'Irak en août 1990, flambée des prix du pétrole et resserrement du crédit après la crise des caisses d'épargne américaines (Savings & Loan). Récession courte mais correction boursière marquée de 20 % en trois mois.
Crise asiatique — mini-krach du 27 octobre 1997
S&P 500 : −7 %
Dévaluations en cascade en Asie du Sud-Est (baht thaïlandais, won coréen…) et contagion aux marchés occidentaux. Le 27 octobre 1997, le Dow Jones perd 554 points (−7,2 %) en une séance, la bourse de New York suspend brièvement la cotation.
S&P 500 : −19 %
Défaut souverain de la Russie et effondrement du hedge fund LTCM. La Fed a orchestré un sauvetage d'urgence pour éviter une contagion systémique mondiale. Deux mois de panique sur les marchés obligataires et actions.
Éclatement dot-com 2000–2002
S&P 500 : −49 %
Fin de la bulle technologique. Des centaines de start-ups sans revenus valorisées à des milliards s'effondrent. Le Nasdaq perd 78 % entre mars 2000 et octobre 2002, le S&P 500 −49 %.
Attentats 11 septembre 2001
S&P 500 : −11 %
Les attentats ferment les marchés américains 4 jours. À la réouverture, le S&P 500 chute de 11 % en une semaine, avant de se stabiliser rapidement grâce à l'intervention de la Fed.
S&P 500 : −47 %
Faillite de Lehman Brothers et gel du crédit mondial. Cascade de faillites bancaires, sauvetage d'AIG, effondrement de l'immobilier. La pire crise financière depuis 1929 — S&P 500 −47 % en 6 mois.
Crise dettes souveraines EU 2011
S&P 500 : −19 %
Craintes de défaut de la Grèce, puis de l'Italie et de l'Espagne. Mario Draghi promet de faire « tout ce qu'il faut » pour sauver l'euro. Le S&P 500 corrige de 19 %, les valeurs financières européennes bien davantage.
S&P 500 : −5,8 %
Le 22 mai 2013, le président de la Fed Ben Bernanke évoque un ralentissement futur des rachats d'actifs (quantitative easing). Les taux longs s'envolent, les marchés émergents et actions corrigent brutalement en quelques semaines.
Crash Chine & Pétrole 2015–2016
S&P 500 : −14 %
Dévaluation surprise du yuan, ralentissement chinois et effondrement du pétrole (de 100 $ à 26 $/baril). Le S&P 500 corrige de 14 %, les valeurs énergétiques et minières perdent 40 à 70 %.
S&P 500 : −5,3 %
Le 23 juin 2016, le Royaume-Uni vote sa sortie de l'Union européenne. Panique éclair sur les marchés mondiaux dès l'annonce des résultats — la livre sterling chute à son plus bas niveau depuis 30 ans, les bourses européennes plongent en deux séances.
« Volmageddon » février 2018
S&P 500 : −10 %
Un rapport sur les salaires plus fort qu'attendu ravive les craintes d'inflation. Le 5 février 2018, le VIX double en une séance — sa plus forte hausse jamais enregistrée — provoquant l'effondrement de plusieurs produits structurés pariant sur une volatilité basse.
S&P 500 : −20 %
Resserrement monétaire de la Fed, tensions commerciales USA–Chine et craintes de récession. Le S&P 500 perd 20 % en 3 mois — frôlant le marché baissier officiel. Noël 2018 : pire séance de décembre depuis 1931.
S&P 500 : −34 %
Effondrement des marchés lors du premier confinement mondial. En 33 jours, le S&P 500 chute de 34 % — sa plus rapide baisse de cette ampleur depuis 1929. Puis rebond tout aussi historique grâce aux plans de relance massifs.
S&P 500 : −7 %
Choc géopolitique lors de l'invasion russe du 24 février 2022. Explosion des prix de l'énergie, du blé et des matières premières. Volatilité extrême sur les marchés européens — durée courte mais intensité maximale.
S&P 500 : −25 %
Hausse agressive des taux par la Fed (0 → 4,5 % en 10 mois) pour combattre une inflation à 9 %. Pire année pour les valeurs de croissance depuis 2000. Le Nasdaq perd 33 %, les obligations longues −30 %.
S&P 500 : −6 %
Faillite de Silicon Valley Bank et Signature Bank en 48h sur fond de remontée des taux. Panique sur les valeurs bancaires régionales américaines. Les banques régionales perdent 30 à 70 % en quelques jours.
Choc tarifaire Trump 2025
S&P 500 : −15 %
Annonce de tarifs douaniers massifs (jusqu'à 145 % sur la Chine) le 2 avril 2025. Le S&P 500 chute de 15 % en 4 jours — 5e plus forte baisse hebdomadaire depuis 1928. Les valeurs tech et industrielles en première ligne.
22 scénarios sélectionnés · Les scénarios anciens (2000–2008) peuvent exclure des positions non encore cotées.
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