Référence
91 termes essentiels pour comprendre l'analyse fondamentale. Chaque terme est lié aux indicateurs concrets de l'outil d'analyse.
91 termes affichés
Price Earnings Ratio — rapport cours/bénéfice. Mesure combien d'années il faudrait pour récupérer son investissement via les bénéfices de l'entreprise.
Voir l'indicateur dans l'analyse →Price Earnings to Growth — rapport PER/croissance. Permet de savoir si une action est chère compte tenu de sa dynamique de croissance. PEG < 1 est généralement attractif.
Voir l'indicateur dans l'analyse →Price to Cash Flow — rapport cours/flux de trésorerie opérationnel. Alternative au PER, plus difficile à manipuler comptablement.
Enterprise Value to EBITDA — valeur d'entreprise divisée par l'EBITDA. Mesure la valorisation en incluant la dette. Comparable entre entreprises de structures financières différentes.
Voir l'indicateur dans l'analyse →Rapport cours/chiffre d'affaires. Utile pour valoriser les entreprises en forte croissance qui ne sont pas encore bénéficiaires.
Voir l'indicateur dans l'analyse →Rapport cours/valeur comptable. Compare le prix de marché à la valeur des actifs nets. Un ratio < 1 peut signaler une décote.
Return on Equity — rentabilité des capitaux propres. Mesure l'efficacité de l'entreprise à générer du profit pour ses actionnaires. Un ROE > 15 % est généralement excellent.
Voir l'indicateur dans l'analyse →Return on Assets — rentabilité des actifs totaux. Mesure l'efficacité d'utilisation de l'ensemble du bilan, indépendamment du levier financier.
Return on Capital Employed — rentabilité du capital employé (fonds propres + dettes long terme). Mesure la génération de valeur sur l'ensemble du capital investi.
Résultat net / Chiffre d'affaires. Pourcentage de profit généré par euro de vente après toutes les charges, intérêts et impôts.
Voir l'indicateur dans l'analyse →Résultat d'exploitation / Chiffre d'affaires. Profitabilité avant intérêts et impôts. Reflète l'efficacité opérationnelle pure de l'entreprise.
Marge commerciale / Chiffre d'affaires. Profitabilité après déduction des seuls coûts directs de production. Indicateur de la force du modèle économique.
Free Cash Flow / Chiffre d'affaires. Pourcentage du CA effectivement converti en trésorerie libre après investissements. Signal clé de qualité.
Évolution du chiffre d'affaires d'une année sur l'autre. Indique l'expansion de l'activité. Différencier la croissance organique de la croissance externe (acquisitions).
Voir l'indicateur dans l'analyse →Évolution du bénéfice par action. Mesure la croissance des profits attribuables à chaque actionnaire. Plus fiable que la croissance du CA seul.
Voir l'indicateur dans l'analyse →Évolution du total bilan. Indique l'expansion globale de l'entreprise, mais une croissance trop rapide peut signaler une acquisition coûteuse.
Dette nette / Capitaux propres (ou Dette / EBITDA). Mesure le levier financier. Un ratio élevé amplifie les gains mais aussi les pertes et augmente le risque de défaut.
Voir l'indicateur dans l'analyse →EBIT / Charges d'intérêts. Capacité de l'entreprise à payer ses intérêts avec son résultat opérationnel. Un ratio < 1,5 est préoccupant.
Voir l'indicateur dans l'analyse →Actifs circulants / Passifs circulants. Capacité à faire face aux échéances à court terme. Un ratio > 1 indique une situation confortable.
Besoin en Fonds de Roulement. Trésorerie nécessaire au financement du cycle d'exploitation (stocks + créances clients − dettes fournisseurs). Un BFR négatif est un avantage concurrentiel rare.
Dettes financières totales moins la trésorerie disponible. Mesure l'endettement net réel de l'entreprise. Une dette nette négative signifie une trésorerie excédentaire.
Dette nette / Capitaux propres. Mesure du levier financier. Un gearing élevé amplifie la sensibilité aux cycles économiques.
Free Cash Flow — flux de trésorerie disponible après investissements. L'argent que l'entreprise génère réellement et peut utiliser pour dividendes, rachats d'actions ou acquisitions.
FCF / Capitalisation boursière. Rendement des flux de trésorerie libres. Plus direct que le rendement des dividendes car inclut tous les retours potentiels aux actionnaires.
Voir l'indicateur dans l'analyse →Flux de trésorerie généré par l'activité courante. Inclut le résultat net plus les ajustements non-cash (amortissements, variation de BFR).
Capital Expenditure — dépenses d'investissement en immobilisations. Un Capex élevé peut indiquer une croissance forte ou une activité capitalistique. FCF = CFO − Capex.
Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization. Profit avant charges financières, impôts et amortissements. Proxy du cash-flow opérationnel brut, utile pour comparer des entreprises.
Earnings Before Interest and Taxes — résultat d'exploitation. Profit avant coûts de financement et impôts. Mesure la performance opérationnelle indépendamment de la structure de capital.
Enterprise Value — valeur d'entreprise totale. Capitalisation boursière + dette nette + intérêts minoritaires. Représente le coût total d'acquisition d'une entreprise.
Return on Invested Capital — rentabilité du capital investi. NOPAT / Capital investi. Mesure si l'entreprise crée de la valeur au-delà de son coût du capital (WACC).
Cash Return on Invested Capital. Variante du ROIC utilisant le FCF au lieu du résultat net, moins sensible aux ajustements comptables.
Avantage concurrentiel durable (fossé économique). Attributs structurels protégeant les marges : marque, effet réseau, coûts de changement, brevets, effets d'échelle.
Mesure de la sensibilité d'une action aux mouvements du marché. Bêta = 1 suit le marché. Bêta > 1 est plus volatil. Bêta < 1 est plus défensif.
Écart-type des rendements sur une période. Mesure de la variabilité des cours. Une forte volatilité indique une incertitude élevée, mais aussi potentiellement de meilleures opportunités d'entrée.
Nombre d'actions × cours boursier. Taille de l'entreprise sur le marché. Large cap (> 10 Md$), mid cap (2–10 Md$), small cap (< 2 Md$).
Nombre d'actions échangées sur une période. Mesure de la liquidité. Un volume élevé valide les mouvements de prix ; un faible volume les rend suspects.
Part des bénéfices distribuée aux actionnaires en numéraire. Signe de maturité et de confiance du management dans la stabilité des flux futurs.
Dividende annuel par action / Cours de l'action. Rendement procuré par les seuls dividendes. Un rendement très élevé peut signaler une coupe imminente.
Dividende / Bénéfice net. Pourcentage des profits distribués. Un payout > 80 % est difficile à maintenir. Préférer le FCF payout ratio pour les entreprises matures.
Niveau de prix où la demande est historiquement forte, ralentissant ou stoppant la baisse. Zone d'achat potentielle pour les investisseurs techniques.
Niveau de prix où l'offre est historiquement forte, bloquant la hausse. Un franchissement en force d'une résistance est un signal haussier important.
Moyenne des cours sur une période glissante (20j, 50j, 200j). Lisse les fluctuations et identifie les tendances. Le croisement MM50/MM200 génère le signal "golden cross" ou "death cross".
Relative Strength Index (0–100). Oscillateur mesurant la vitesse des variations de prix. RSI > 70 = surachété, RSI < 30 = survendu. Ne pas utiliser seul.
Moving Average Convergence Divergence. Indicateur de momentum basé sur l'écart entre deux moyennes mobiles exponentielles. Le croisement avec sa ligne de signal génère des alertes.
Augmentation générale et durable du niveau des prix, réduisant le pouvoir d'achat de la monnaie. Impacte les valorisations (taux d'actualisation) et les marges des entreprises.
Coût de l'emprunt fixé par les banques centrales. Des taux élevés pèsent sur les valorisations (hausse du taux d'actualisation) et augmentent le coût de la dette des entreprises.
Alternance de phases d'expansion (croissance) et de contraction (récession). Les secteurs cycliques (auto, acier) y sont très sensibles ; les défensifs (santé, utilities) le sont moins.
Contraction de l'activité économique pendant au moins deux trimestres consécutifs. Signal de prudence pour les secteurs cycliques et les entreprises très endettées.
Risque lié aux fluctuations générales du marché, non diversifiable. Mesuré par le bêta. Seule la prise de risque spécifique génère de l'alpha.
Risque propre à une entreprise ou un secteur, diversifiable par la construction d'un portefeuille suffisamment large (> 15–20 lignes).
Risque de défaut de paiement d'un emprunteur. Pour les actions, se matérialise par une dilution (augmentation de capital en urgence) ou une faillite.
Difficulté à vendre un actif sans accepter une décote significative. Les small caps et les marchés émergents y sont plus exposés.
Bénéfice final après toutes les charges, intérêts et impôts. Le résultat officiel publié, mais moins fiable que le FCF car soumis à des choix comptables.
Total des ventes de biens et services sur une période. Première ligne du compte de résultat. En croissance si l'entreprise gagne des parts de marché.
Valeur résiduelle de l'entreprise pour les actionnaires après déduction de toutes les dettes. Capital social + réserves + résultat. Base du calcul du ROE.
Répartition du coût d'une immobilisation sur sa durée d'utilisation. Charge non décaissée, c'est pourquoi l'EBITDA l'ajoute au résultat pour approcher le cash-flow réel.
Écart d'acquisition lors d'un rachat (prix payé − valeur comptable des actifs nets). Représente la valeur des actifs incorporels : marque, clientèle, synergies attendues.
Éléments du bilan convertibles en trésorerie dans les 12 mois : stocks, créances clients, disponibilités. Composante clé du calcul du BFR et de la liquidité.
Chiffre d'affaires / Total actifs. Mesure l'efficacité avec laquelle l'entreprise utilise ses actifs pour générer des ventes. Varie fortement selon les secteurs.
Créances clients / CA × 365. Temps moyen de paiement des clients. Un DSO en hausse peut signaler des difficultés de recouvrement ou des conditions de paiement allongées.
Sensibilité du résultat opérationnel à une variation du chiffre d'affaires. Un levier opérationnel élevé amplifie les marges en croissance, mais est dangereux en déclin.
Audit complet réalisé avant une acquisition (financier, juridique, commercial, RH). Permet de vérifier les informations du vendeur et d'identifier les risques cachés.
Leveraged Buy-Out — rachat d'entreprise financé majoritairement par emprunt. La cible rembourse la dette avec ses propres cash-flows. Outil principal du private equity.
Gains supplémentaires issus d'une fusion : économies de coûts (synergies de coûts) ou accroissement des revenus (synergies de croissance). Souvent surestimées dans les présentations.
Exchange Traded Fund — fonds coté en bourse répliquant passivement un indice. Frais réduits, diversification immédiate. Idéal pour les investisseurs passifs.
Investissement dans des entreprises non cotées en bourse. Horizon long (5–10 ans), liquidité nulle à court terme, rendements potentiels élevés.
Fonds spéculatif utilisant des stratégies complexes (vente à découvert, effet de levier, dérivés). Réservé aux investisseurs professionnels.
Investissement dans des valeurs sous-évaluées par rapport à leur valeur intrinsèque. Popularisé par Benjamin Graham et Warren Buffett. Requère patience et discipline.
Investissement dans des entreprises à forte croissance, souvent à valorisation élevée. Parie sur la continuité de la croissance et l'expansion des marges futures.
Répartition du capital sur plusieurs actifs, secteurs ou géographies pour réduire le risque spécifique. Principe fondamental de la gestion de portefeuille.
Rééquilibrage périodique d'un portefeuille pour revenir aux allocations cibles. Discipline qui force mécaniquement à vendre les gagnants et acheter les perdants.
Stratégie basée sur la poursuite des tendances : acheter ce qui monte, vendre ce qui descend. Efficace à court terme mais sujet à des retournements brutaux.
Comme le Sharpe ratio mais ne pénalise que la volatilité baissière (risque de perte). Plus pertinent pour mesurer le vrai risque subi par l'investisseur.
Performance excédentaire par rapport au benchmark après ajustement du risque (bêta). L'objectif de tout gérant actif. Difficile à générer durablement.
Perte maximale depuis le plus haut historique du portefeuille jusqu'au plus bas avant rebond. Mesure du risque de perte réel subi par les investisseurs.
Indice de référence utilisé pour mesurer la performance relative (ex : S&P 500 pour les fonds actions US). Un gérant actif doit battre son benchmark sur longue période.
Courbe des taux d'intérêt en fonction de la maturité des obligations. Une courbe inversée (taux courts > taux longs) est historiquement un signal de récession.
Écart de rendement entre une obligation et l'obligation souveraine de référence. Mesure la prime de risque de crédit exigée par le marché.
Sensibilité du prix d'une obligation aux variations de taux d'intérêt. Une duration de 7 ans signifie qu'une hausse de 1 % des taux provoque une baisse de ~7 % du prix.
Droit (mais non obligation) d'acheter un actif à un prix fixé (strike) avant une date donnée. Levier positif si le cours monte au-delà du strike.
Droit (mais non obligation) de vendre un actif à un prix fixé (strike). Utilisé comme couverture (hedge) contre une baisse ou pour spéculer à la baisse.
Volatilité anticipée par le marché, extraite du prix des options. Indicateur du "coût de la peur" : élevée lors de crises (VIX > 30), faible en période d'euphorie.
Discounted Cash Flow — méthode de valorisation par actualisation des flux de trésorerie futurs. La méthode de référence en finance d'entreprise, mais très sensible aux hypothèses.
Weighted Average Cost of Capital — coût moyen pondéré du capital. Mélange du coût des fonds propres et du coût de la dette. Taux d'actualisation de référence pour les DCF.
Taux d'actualisation utilisé pour calculer la valeur présente des flux futurs. Reflète le coût du capital (WACC) et le risque de l'investissement.
Intérêts calculés sur le capital initial plus les intérêts déjà accumulés. L'effet est exponentiel sur longue période — la base de l'investissement à long terme.
Indice des 40 plus grandes capitalisations françaises cotées sur Euronext Paris. Pondéré par la capitalisation flottante. Principal baromètre de la Bourse de Paris.
Indice des 500 plus grandes entreprises américaines. La référence mondiale pour mesurer la performance des actions US. Pondéré par la capitalisation.
Indice technologique américain (Nasdaq Composite ou Nasdaq 100). Fortement concentré sur les grandes capitalisations tech (Apple, Microsoft, Nvidia, Google…).
Indice des 30 plus grandes entreprises industrielles américaines. Le plus ancien indice boursier (1896), mais le moins représentatif car pondéré par le cours absolu.